Le Gypaète Barbu réintroduit dans le Vercors

17 juillet 2017 - 304 vues
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Le Gypaète Barbu réintroduit dans le Vercors

Belle initiative de la part du Parc Naturel Régional du Vercors qui, lors des 7 dernières années, a lâché dans son environnement onze gypaètes barbus, une espèce en voie de disparition. La lutte pour sa survie est loin d'être terminée.

 C'est l'un des plus grands rapaces d'Europe.

Si vous avez l'occasion de le croiser un jour, vous aurez gagné votre journée ! C'est aussi l'un des rapaces les plus rares d'Europe. Son envergure flirte avec les 3 mètres.

 Et son nom n'a pas été donné au hasard.

 Le « Barbu » fait référence à une caractéristique physique de l'oiseau. Une touffe de plumes se trouve sous son bec, ce qui donne une impression d'une barbe noire sur son front.

Le Gypaète Barbu est surtout présent sur d'autres continents.

 On le retrouve aussi bien dans l'Himalaya, en Afrique ou encore au Moyen Orient. Jusqu'à la fin du XIXème siècle, il était aussi présent dans la quasi-totalité des zones montagneuses de l'Europe du Sud, mais a disparu peu à peu à cause de l'homme : empoisonnement, coups de fusil, récupération des nids par des collectionneurs.

Heureusement, les Parcs Nationaux font tout pour protéger cette espèce menacée d'extinction.

Le premier projet de réintroduction du Gypaète Barbu a été réussi en 1978. Depuis, 253 oiseaux ont été lâchés notamment dans le Parc du Mercantour, le Vercors et Grands-Causses. Les deux derniers, Freddy et Escampette, âgés de 4 mois, campent donc actuellement dans le Vercors.

 Et le chemin est encore long.

 Il faudra attendre encore quelques années pour être sûr que le gypaète a vraiment élu domicile dans le Vercors. Car l’oiseau est volage. S’il vit longtemps, il se reproduit peu avec, dans le meilleur des cas, un seul poussin par couple. Et tardivement. Ce n’est qu’une fois adulte, à l’âge de sept ans, qu’il se « sédentarise ». Intempéries, prédations, avalanches, manque de ressources alimentaires, chasse ou empoisonnement sont autant d’obstacles sur sa route pour devenir adulte. Mais pas seulement. Car le gypaète est aussi victime de son succès. Chasseurs d’images, collectionneurs d’œufs et de dépouilles fragilisent aussi les populations. Sans parler des câbles des remontées mécaniques et autres lignes électriques. Enfin, le simple passage répété de randonneurs ou des travaux forestiers peuvent le pousser à partir en quête d’un autre territoire.

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