Brice Blancart "L'objectif d'aujourd'hui c'est la reprise."

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Brice Blancard, chargé de la montagne au sein de l'Union Sport et Cycle 

Quel est le rôle de cette union ?

C'est la fédération professionnelle qui représente les marques, les magasins et les prestataires de services Sport en France. Parmi toutes les entreprises qui adhèrent, il y a une communauté importante autour de la montagne avec plus de 1200 magasins spécialisés dans la location de ski en station et puis les 20 plus grandes marques de ski. 

Quel est l'état d'esprit pour les marques mais surtout les magasins qui ont dû fermer beaucoup plus tôt que prévu dans les stations de Montagne ?

On a eu quelque part un peu de chance que la crise intervienne en fin de saison. En revanche aujourd'hui on est face à des entreprises qui sont très inquiètes avec parfois un mois d'activité qui n'a pas pu être réalisé, donc des pertes de chiffre d'affaires qui ne seront pas récupérés. Des entreprises très stockées en terme de textile qui n'ont pas pu écouler les collections de cet hiver et leurs fournisseurs qui sont également très inquiets sur la visibilité en terme de prise de commande pour la saison à venir. On espère tous que l'été va pouvoir se dérouler avec un peu d'activité, accueillir des vacanciers et puis aussi générer quelques ventes. 

Combien de salariés en moyenne ont ces entreprises et combien d'entreprises environ ça représente ?

La spécificité de ces magasins de station et magasins de sport de station, c’est que ce sont des TPE avec en moyenne 2,5 voir 3 ETP. On a dû accompagner nos entreprise pour lesquelles ça a été très dur humainement à la fin de la saison d'hiver de se séparer brutalement de leurs salariés. Il est important de le rappeler surtout dans les toutes petites entreprises où la relation entre l'employeur et ses équipes est très forte.

Comment ça va se passer pour ces commerces vis-à-vis des marques puisqu’on a besoin d’écouler les stocks et d’entrer de la trésorerie pour commander à nouveau pour la saison suivante ? 

Il existe une relation de confiance entre les réseaux de magasins et les marques dans le sport. La plupart des commerces de station exploitent leurs commerces sous une enseigne nationale et des accords entre la marque et les grandes enseignes sont trouvés. C’est le premier point qui permet d'accompagner la crise en terme d’achat et de prise de commande. L'entreprise doit tout de même libérer du stock et il y aura donc cet été certainement beaucoup d'opérations de déstockage dans les magasins de station. Du côté des marques il y aura certainement des prises de décisions avec les collections qui pourraient se reporter sur une ou deux saisons.

Vous travaillez sur quel sujet précisément en ce moment ?

Après avoir bossé pendant pendant un mois sur l'accompagnement de la mise en place des mesures pour les entreprises, aujourd’hui l'objectif c'est d'accompagner les entreprise pour qu'elles soient prêtes à ré-ouvrir et à accueillir leurs clients dans les meilleures conditions sanitaires. C'est un moment assez stratégique parce qu'il faut en effet trouver les bonnes formules, le bon protocole. Il faut aussi que l'expérience shopping garde un peu de magie.

Je voudrais savoir aussi quelles vont être les conséquences du report du Tour de France sur sur l'activité cycle ?

Le Tour de France c'est un événement majeur qui se déroule à une période stratégique puisqu’on est habituellement au cœur des vacances des Français qui en profitent pour pratiquer le vélo et passer du temps aussi devant leur écran. Il y a une attente très fort de la part des fans de vélo pour pratiquer mais aussi de cette envie de Tour de France. Elle est très importante. Donc malgré un décalage de calendrier sur le mois septembre, c'est un événement qui va cartonner.

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