Salon du Tourisme en Oisans : Alexandre Szymczak, Bureau des guides du Vénéon 

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Alexandre Szymczak, Bureau des guides du Vénéon 

 

Présentez-nous votre terrain de jeu, c'est quoi ce bureau des guides du territoire de la Bérarde, Meije, Ecrins ?

Je suis secrétaire coordinateur au bureau des guides depuis 4 ans. La Bérarde Saint-Christophe-en-Oisans c'est un grand territoire de montagne en Isère à la frontière des Hautes-Alpes, mais également un territoire de haute montagne puisqu’on se situe dans le massif des Écrins, l’un des plus hauts massifs français après celui du Mont-Blanc. La Bérarde est un hameau de la commune de Saint-Christophe, qui est très connu dans le milieu de la montagne car il a été surnommé la Mecque de l’alpinisme. La Meije est un sommet emblématique du massif qui a été vaincu tardivement en 1877.

 

Racontez-nous comment s'est passé pour vous toute cette période de crise sanitaire durant laquelle les activités en montagne étaient carrément interdites. 

Au printemps quand le confinement a été prononcé, on était plutôt sur une saison où on faisait du ski de randonnée. Les refuges qui devaient ouvrir au printemps dans la vallée n’ont finalement pas pu ouvrir. Notre activité à donc été stoppée net car les guides aussi bien que leurs clients ne pouvaient pas aller en montagne. En terme événementiel, le bureau des guides avec la commune de Saint-Christophe organise “Traces en Vénéon” début avril, qu’on a donc malheureusement dû annuler. 

 

Est-ce que vous avez réussi à mettre cette période à profit en terme de réorganisation, de communication, de réflexion, peut-être même au côté de nos partenaires d’Oisans Tourisme ?

Oui sur un point important en terme de pratiques. Quand vous partez en montagne vous avez la possibilité de passer une nuit en refuge, on s’est donc posé la question de comment faire si les refuges ne rouvrent pas. C’est pour ça qu’on a mis le bivouac à l'honneur. C’est donc une approche qui est différente. Le bivouac est beaucoup plus sauvage, cela exige une logistique car le sac est plus lourd du fait de l’équipement adapté si on veut continuer à pratiquer de l’alpinisme, de l’escalade ou autre en autonomie.

 

Après ce long confinement dans les villes, est-ce que vous pensez voir arriver une nouvelle clientèle qui va avoir besoin de grands espaces et qui ne sera peut-être pas du tout initiée ?

Quand le déconfinement a été annoncé, j'ai pu constater qu’il y avait énormément de gens en montagne pour faire de la randonnée. En effet, il y a un besoin chez le public de ressortir et les demandes clients pour pratiquer l’alpinisme et de la randonnée glaciaire cet été commencent à reprendre. Ce que je constate aussi, c’est qu’on est sur une clientèle de proximité cette année. Nous allons donc avoir une grosse clientèle rhône-alpine qui va pouvoir monter plus facilement les weekends de Grenoble, Lyon ou Saint-Étienne.

 

Pour ceux qui comme moi par exemple, n'ont encore jamais fait appel à un guide, qu'est-ce que vous pouvez me proposer ?

Dans un schéma classique, on va dire que vous voulez faire de la montagne et que vous vous adressez à un bureau pour privatiser quelque part. C’est ce qu’on appelle les courses à l’engagement. Par exemple vous souhaitez faire l’ascension du Dôme des Ecrins accompagné d’une personne de votre choix, vous privatisez votre guide pour une prestation de deux à trois jours, en fonction de ce que vous voulez faire. On a aussi un fonctionnement collectif, c'est-à-dire que vous vous regroupez avec d’autres personnes seules. Cette formule s’adresse à des personnes qui n’ont pas de groupe pré-constitué et cherchent à réduire les coûts de prestation. Dans le cadre de notre programmation estivale, on a mis en place un programme hebdomadaire qui sera récurrent entre le 15 juin et le 31 août avec par exemple les lundis et mardis “le camp de base glacier”, à savoir une initiation à la randonnée glaciaire sur deux jours, l’école d’escalade ou via ferrata les mercredis et jeudis et pour finir le camp de base rocher pour vous initier au rocher les vendredis.

 

Comment faites-vous respecter les gestes barrière ?

Au niveau des pratiques extérieures, il y aura bien évidemment une distance sociale à maintenir. En refuge, nous serons plus méticuleux et précautionneux avec port du masque obligatoire et chacun devra se munir de gel hydroalcoolique. Puis il y aura une mise en place spéciale des dortoirs dans chaque refuge, de manière à ce que les gens ne soient pas trop proches les uns des autres.

 

Comment on prend contact avec vous, comment on vous découvre ?

Vous pouvez aller sur notre site internet guidesberarde.com où vous trouverez un formulaire pour pouvoir nous écrire, ou bien vous nous appelez par téléphone.

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