Le gouvernement va-t-il installer des migrants dans les montagnes ?

20 juillet 2016

La conseillère départementale du Canton de Barcelonnette, Sophie Vaginay-Ricourt, a annoncé sur la page facebook du Canton une possible installation de migrants dans les mois à venir dans la commune.

S'en est trop pour Sophie Vaginay-Ricourt, la conseillère départementale du Canton de Barcelonnette. L'office HLM H2P, qui comptait de nombreux appartements vides depuis le départ de l'armée, devrait bientôt servir de logement d'accueil à des migrants. D'après les informations de la conseillère départementale, 40 hommes, migrants, en provenance de Calais, devraient donc arriver au mois d'octobre prochain du côté de Barcelonnette, alors que 14 migrants devraient aller à Manosque et que le centre de Sisteron pourrait accueillir 36 personnes.

Cette décision serait unilatérale de la part du gouvernement. C'est pourquoi la conseillère départementale conteste ce choix. « La municipalité est mise devant le fait accompli et une réunion a eu lieu en préfecture lundi après-midi afin d’indiquer les modalités d’ouverture de ce centre. Un conseil municipal exceptionnel est prévu le 26 juillet prochain afin de débattre du sujet ».

Des charges supplémentaires pour la commune ?

L'arrivée de ces migrants obligerait Barcelonnette à ouvrir un centre d'accueil et d'orientation ayant pour vocation d'orienter les migrants, soit vers une demande d'asile, soit vers une reconduite dans le pays d'origine (ne répondant pas aux conditions de réfugiés). Ce centre entraînerait des coûts supplémentaires pour la commune de Barcelonnette qui ne pourrait les assumer selon Sophie Vaginay-Ricourt. « Nous nous battons pour faire vivre nos communes rurales et nous croulons déjà sous les charges, la réglementation et les impôts. On nous supprime nos services publics et on ferme nos classes d’école. Nous n’avons ni les moyens ni les structures sociales pour prendre en charge ces hommes et ce n’est pas l’aumône du gouvernement de 1000 euros / pers qui nous permettra de pallier à leur incurie ».

« Liberté, Egalité, Fraternité ? Pour qui ? »

La conseillère départementale a également critiqué le gouvernement et refuse que sa commune paye les conséquences des choix de celui-ci. « La solution que ce gouvernement propose c’est de disperser, de diluer dans les communes françaises, ces hommes qui pour la plupart n’ont rien à faire sur notre territoire et qui ne souhaitaient même pas y venir. C’est tout à fait inacceptable que les communes pallient à la faillite totale de ce gouvernement à gérer les problèmes. Liberté, Egalité, Fraternité ? Pour qui ? ».



Victor Degioanni

 

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